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Kantik : Perrine Valli et les bêtes de sexes

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Théâtre de la Cité Internationale, Paris. 13-II-25. Dans le cadre du festival Faits d’hiver. Kantik. Chorégraphie : Perrine Valli. Scénographie : Sylvie Kleiber. Interprétation : Léna Bagutti Khennouf, Clément Carré, Bilal El Had, Axel Escot, Ludivine Ferrara, Yuta Ishikawa, Julien Meslage, Tilouna Morel (en alternance), Julia Rieder (en alternance), Vittorio Pagani, Salomé Rebuffat, Pauline Rousselet. Son : Eric Linder. Lumière : Laurent Schaer. Regard extérieur : Tamara Bacci. Réalisation décor : Ateliers de la Comédie de Genève.

Pièce contemplative sur l'art d'aimer, Kantik de la chorégraphe franco-suisse nous entraîne avec délicatesse sur les sentiers d'Éros.


Quel lien unit les corps contemporains de jeunes danseurs au Cantique des cantiques, ce poème biblique qui a inspiré la chorégraphie du spectacle ? Nourrie par sa pratique de sexologue, interroge la complexité des relations charnelles, oscillant entre abstraction et abandon, sensualité et violence, exaltation et mystère. La question de l'identité sexuelle tient en effet une place centrale dans la recherche de la chorégraphe, tout comme l'articulation de la relation entre narration et abstraction dans son travail chorégraphique.

Les corps, magnifiés par la lumière sculpturale de Laurent Schaer, se déploient dans une douceur hypnotique, offrant bras et dos à la fluidité du mouvement. Une séquence plus dynamique vient rompre cette langueur : les gestes se saccadent, le rythme s'intensifie. Puis, le temps des masques s'impose, introduisant une dimension plus hermétique. Les danseurs, métamorphosés en bêtes, injectent une dose de fantastique dans la mise en scène : où se situe la frontière entre l'humain et l'animal ?

La musique planante renforce l'abstraction du propos. Si excelle à créer un univers singulier, elle semble parfois en verrouiller l'accès, laissant le spectateur à la lisière de son monde. Pourtant, la mise en scène séduit par ses images captivantes, rappelant l'esthétique envoûtante de Bertrand Bonello.

À travers une lente procession quasi rituelle, Kantik esquisse un portrait de la jeunesse en meute, avançant vers la transe et l'exaltation. Un voyage hypnotique qui culmine dans une danse techno finale, à la lisière de l'extase.

Crédits photographiques : © Magali Dougados

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Théâtre de la Cité Internationale, Paris. 13-II-25. Dans le cadre du festival Faits d’hiver. Kantik. Chorégraphie : Perrine Valli. Scénographie : Sylvie Kleiber. Interprétation : Léna Bagutti Khennouf, Clément Carré, Bilal El Had, Axel Escot, Ludivine Ferrara, Yuta Ishikawa, Julien Meslage, Tilouna Morel (en alternance), Julia Rieder (en alternance), Vittorio Pagani, Salomé Rebuffat, Pauline Rousselet. Son : Eric Linder. Lumière : Laurent Schaer. Regard extérieur : Tamara Bacci. Réalisation décor : Ateliers de la Comédie de Genève.

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