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Wolfgang Amadeus Mozart (1756-1791) : Requiem en ré mineur K 626, Ach, zu kurz ist unsers Lebenslauf K 228 (515b), Miserere mei – originellement Kyrie, K 90, Ne pulvis et cinis, K 122, Solfeggio in F, K 393/2 orchestration Vincent Manac’h, Quis te comprehendat, K Anh 110, O Gottes Lamm, K 343/1 orchestration Vincent Manac’h. Ying Fang, soprano, Beth Taylor, alto, Laurence Kilsby, ténor, Alex Rosen, basse, Chadi Lazreq, soprano garçon, Pygmalion, direction Raphaël Pichon. 1 CD Harmonia Mundi. Notice de présentation en français, anglais et allemand. Durée : 60:13
Pour l'édition 2019 du Festival d'Aix-en-Provence, Pierre Audi proposait, à l'occasion de sa première année comme directeur, une version scénique du Requiem de Mozart dans une mise en scène de Romeo Castellucci avec les forces musicales de Pygmalion. Ce nouvel enregistrement Erato présente la version du spectacle, mais avec une autre distribution de solistes.
L'œuvre étant fragmentaire, Raphaël Pichon dirige l'édition la plus célèbre, celle complétée par Franz Xaver Süssmayer, mais en l'augmentant de différentes pièces du même Mozart dans des arrangements ou des versions plus ou moins rares : un chœur tiré de Thamos, roi d'Égypte qui devient un motet (Ne pulvis et cinis) et la vocalise Solfeggio, qui deviendra une partie du Kyrie de la Messe en ut mineur K 427, dans les deux cas déjà enregistrés par le chef, mais aussi le motet Quis te comprehendat, K Anh 110, un arrangement d'un compositeur qui reste inconnu (au XIXe siècle) d'après le troisième mouvement de la Sérénade Gran Partita K 361. Tous ces ajouts sont intercalés au sein de la troisième partie (Sequentia), de la quatrième partie (Offertorium) et entre le Benedictus et l'Agnus Dei, du Requiem. Le programme débute et se clôt en outre par une antienne en plain-chant (In paradisum).
Ce bricolage habile et séduisant est à rapprocher de ce que furent déjà Missa 1733 et Köthener Trauermusik BWV 244a de JS Bach, en concert et au disque, ou, plus récemment sur scène, Samson de Rameau, par les mêmes interprètes.
Que ce soit dans les parties traditionnelles de l'œuvre ou dans les pièces ajoutées, l'interprétation « historiquement informée » est, comme souvent avec l'ensemble Pygmalion, d'une grande beauté, que ce soit vocalement ou instrumentalement, les interventions solistes du jeune soprano Chadi Lazreq étant particulièrement touchantes. Sans renoncer à l'aspect dramatique, c'est plutôt la vie, une vision lumineuse qui est privilégiée et se dégage de tout le programme.
Un enregistrement à part au sein de la pléthorique discographie du Requiem de Mozart, qui, malgré les indéniables qualités du point de vue de l'interprétation, suscite néanmoins plus la curiosité à la première audition que le plaisir d'écoutes répétées.
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Raphaël Pichon est un spécialiste ! Non de Mozart mais du bidouillage tous azimuts des œuvres des compositeurs majeurs .
Ce que c est que d avoir rêvé d être un génie mais de n avoir aucun talent de compositeur. Faute de grives etc.
Et j ajoute que,très courageusement, il ne s’ attaque, en toute humilité, qu’aux plus grands génies, morts, qui ne peuvent plus se défendre.
Il est vrai que son pot-pourri concernant Bach n’était pas très convaincant ; chaque morceau du patchwork renvoyait nos oreilles à l’oeuvre authentique et j’étais dérouté par une succession inhabituelle
Un peu similaire à « top of the pops » cher à nos amis anglo-saxons .
c’est méchant de dire ça, mais il n’a pas touché une seule note du requiem… et c’est beau. je sus moi même chef d’orchestre et j’approuve.